Contacts en TCI et en écriture automatique de François Brune avec son frère décédé et avec Rémy Chauvin

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François Brune

Dans trois numéros de « Parasciences », François 51--+FzsptL._SX350_BO1,204,203,200_Brune a relaté les contacts obtenus avec son frère aîné décédé (1928-2006), prénommé Jean-Pierre, et il a consacré un quatrième texte à ses contacts avec l’éthologiste et parapsychologue Rémy Chauvin (décédé en décembre 2009).

Cinq contacts ont été réalisés avec son frère. Les parents étaient catholiques pratiquants, et le frère aîné était croyant.

 

 

 

Un mois et quatre jours après le décès du frère, deux amis médiums de François Brune, Yves Linès et Christophe Barbé, tentèrent un premier contact. 41wEO94kheL._SX338_BO1,204,203,200_Ces deux personnes ont en commun le rôle capital de leur relation avec leur mère, en particulier après le décès de celles-ci, dans le développement de leur médiumnité. Yves Linès est l’auteur de : « Quand l’Au-delà se dévoile », et Christophe Barbé est l’auteur de « Le langage de l’invisible » et de « Signes de survivance ». Tous deux ont été conduits peu à peu à prêter leur concours à l’établissement de contacts avec des décédés, à travers surtout le magnétophone, mais parfois aussi l’écriture automatique. Pour parler de leurs expériences, ils ont participé, ainsi que François Brune, à un congrès organisé à Caen par Claire Horrenberger, la directrice d’une librairie.

 

 

 

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1. Le premier contact :

Un premier contact eut lieu le 28 mai 2006.

« Dans une chambre, se trouvait Christophe Barbé assis devant un bureau avec des feuilles blanches, prêt à recevoir en écriture automatique le message que pourrait éventuellement lui communiquer Jean-Pierre. Dans la salle à manger contiguë, se trouvaient, autour d’une table ronde : Yves Linès, Claire Horrenberger, ma soeur et moi-même. » (F. Brune).

 

 

51mQN7lfocL._SX350_BO1,204,203,200_Il y avait aussi le médium Henry Vignaud, ainsi que deux personnes qui filmaient la séance : Laurence de la Baume (avec le groupe du magnétophone) et un jeune garçon (avec Christophe Barbé). La porte de communication entre les deux pièces devait (il y eut deux exceptions) rester fermée.

L’écriture automatique commença rapidement. Devant le magnétophone, il y avait un petit appareil radio permettant de recevoir un bruit de fond (comme un discours dans une langue étrangère). Un micro omnidirectionnel était tourné alternativement, vers l’opérateur quand celui-ci posait ses questions et vers le micro de la radio quand on cessait de parler et qu’on attendait une réponse.

Christophe Barbé reçut un message disant que Jean-Pierre ne savait pas être encore en deux endroits à la fois et qu’il retardait l’autre séance (celle de la TCI). Il écrivit qu’il bloquait le son. Le caméraman alla donc voir ce qui se passait dans l’autre pièce, ce qui lui permit de constater que rien ne marchait, que le son ne passait pas. Cet ingénieur du son était redescendu deux fois à sa voiture pour essayer de dépanner avec d’autres appareils, mais en vain. Puis cela marcha de nouveau.

Le message reçu en écriture automatique est le suivant :

« Le rendez-vous a bien été fixé et quelle surprise de converser si vite ! Lorsque je suis arrivé, maman était là, fidèle, elle était très différente, comme avant. Je l’ai de suite reconnue, elle était plus belle, plus jeune. Son regard était identique à celui qu’elle posait sur nous enfants, protecteur. Elle n’a pas bougé les lèvres, mais j’ai entendu qu’elle me parlait. J’ai reconnu sa voix. Elle m’a dit : ‘mon ange blond’. Cela m’a automatiquement replongé dans le passé. J’étais le plus petit dans ma tête, rien n’a changé. Elle m’a alors dit que maintenant rien ne pourrait plus me priver d’air ! J’apprends très vite ici, mais il faut être patient, je ne sais être encore en deux endroits à la fois, je passe d’abord ici avec toi, retarde la séance pour être pleinement ici. Tes amis sont très gentils, entendez-vous cette mélodie ?, elle va être jouée pour vous par mes amis, tous pianistes, sans clef de sol. Je joue dans les coeurs des milliers de musiques et surtout dans le coeur de mes enfants. Je les aide aussi, car ils vivent des temps parfois très pénibles, mais je ne sais pas encore comment m’y prendre. Maman veut m’aider, elle les souhaite aussi artistes. Elle prépare pour eux des centaines d’étoiles. En un mois, j’ai pensé faire beaucoup, mais je ne peux pas encore tout faire, je m’attèle au travail pour les filles, comme le théâtre.

Je bloque le son (en TCI), je vais devoir y aller…

Dis à François que ses pensées sont des forces et des énergies bien utiles à ceux qui, comme moi, découvrent l’horizon sans fin. Le père, ami de François, lui demande de penser à Paolo.

Maman vous aime tous et malgré les 22 (ou 24, ou 25 ?) ans, elle n’a pas changé, c’est comme… osette. Elle est comme elle était.

Le son ne passe pas, il faut que j’y aille. Je reviens. »

Puis l’appareil s’est mis à remarcher. La main écrivit ensuite : « Mettez du piano en fond. »

« C’est mieux, c’est comme avant, les vibrations de la musique sont proches des nôtres, ça peut aider pour me retrouver. »

Il semble ensuite répondre à une question ayant dû être posée par magnétophone :

« Oui, c’est moi, et par la (peinture ?) ce sera plus magique… »

« François doit retrouver le courage, sois confiant ! La négativité de ceux que tu dis être ‘rapaces’ ne vaincra pas.

Oui, priez pour moi, je suis vivant, pensez à Paolo. »

* Commentaires à propos de ce message :

« Le rendez-vous a bien été fixé… »

François Brune note que ce jour avait été choisi longtemps à l’avance, lui-même et ses deux soeurs y pensant souvent (en demandant mentalement rendez-vous à leur frère). La soeur cadette, à Caen, avait même disposé sur la table de sa salle à manger une photo de son frère, accompagnée d’un petit mot lui donnant rendez-vous, avec la date fixée.

« Mon ange blond… »

Le frère de François Brune était un vrai Normand, blond aux yeux bleus, mais aucun ami présent ne l’avait connu. En lisant le texte, Christophe Barbé avait demandé si ces mots correspondaient bien à ce qu’il avait été.

« Rien ne pourrait plus me priver d’air. »

On a su que, dans ses dernier instants, Jean-Pierre Brune avait eu du mal à respirer.

« Entendez-vous cette mélodie ? »

Le médium Henry Vignaud fut le seul à percevoir cette mélodie.

« Mes amis, tous pianistes sans clef de sol. »

Le frère de François Brune était passionné par le piano, ce que les personnes présentes ne savaient pas (à l’exception de François Brune). A propos de l’expression « sans clef de sol », François Brune fait le commentaire suivant :

« Nous savons en effet, par de nombreuses communications reçues de l’Au-delà, que dans l’autre monde on peut voir des couleurs que nous ne voyons pas et entendre de nombreux sons que nous ne pouvons pas percevoir, un peu comme les chiens peuvent réagir au son d’un sifflet qui pour nous reste silencieux. L’étendue de ces nouveaux sons donne alors des possibilités de composition que nous ne connaissons pas et libère des contraintes des clefs musicales. »

« Surtout dans le coeur de mes enfants… » Le frère de François Brune adorait ses trois filles…

« Elle prépare pour eux des centaines d’étoiles »… ou de toiles ? Une nièce fait volontiers de la peinture dans ses moments de détente.

« Comme le théâtre ».

La fille aînée de Jean-Pierre Brune est sociétaire de la Comédie française.

« Le père, ami de François, lui demande de penser à Paolo. »

François Brune pense que ce Père est le Père Marconnet, qui l’avait beaucoup soutenu dans les difficultés qu’il avait avec ses confrères à cause de ses convictions théologiques.

« Ce Père s’est déjà manifesté à moi à travers un médium lors d’une séance publique, ce qui m’incite à croire qu’il continue à me suivre dans l’Au-delà. »

« Paolo » est identifiable à l’ingénieur italien Paolo Presi, bien connu dans la recherche en TCI (transcommunication instrumentale). Paolo Presi avait connu le Père Ernetti, connu pour ses recherches sur le chronoviseur. François Brune et Paolo Presi en avaient encore parlé quelques jours avant ce contact avec Jean-Pierre Brune, lors d’un congrès international organisé à Vigo, en Espagne, sur les communications avec l’Au-delà. Les personnes présentes ignoraient (à l’exception de François Brune) l’existence de Paolo Presi.

« Dis à François que ses pensées sont des forces et des énergies… »

Tout est vibration dans ce monde… Le frère de François Brune, qui éprouve cela dans son nouveau monde, n’était pas porté, de son vivant, vers ce genre de spéculations.

François Brune écrit que certaines personnes ont essayé de s’emparer, en le défigurant, de son travail, ce qui a fini par échouer…

* Les messages reçus par magnétophone :

Le contenu de ces messages est souvent bref, réduit à quelques mots, et il faut en connaître le contexte pour en apprécier l’importance. Voici les expressions entendues suite aux propos ou interrogations faites :

On entendit une voix grave dire : Oh ! Je suis venu, puis une voix féminine :

Il a respiré.

Il est dégagé.

Une voix féminine dit :

Aimez.

Il venait.

Une voix d’homme : on n’a pas le temps.

Une voix féminine : Bientôt dans un an. (Dans un an, les contacts seront plus faciles ?)

Une voix d’homme : Mais on t’attend.

Une voix très faible : François.

Une voix féminine : C’est le père.

Une musique de piano ayant été branchée et des commentaires ayant été émis pour dire que c’était bien, aussi, avec ce support de piano, on entendit, sur la bande magnétique, un Oui de confirmation.

François Brune demanda à son frère s’il voulait un petit verre de whisky pour l’aider. On entendit sur la bande un éclat de rire d’Henry Vignaud, ainsi que cette réponse : J’accepte le whisky.

A la question : Jean-Pierre, avez-vous un message particulier pour François ?, une voix féminine répondit : J’aimais François.

En fin de contact, François Brune demanda s’ils voulaient qu’on les rappelle. On entendit : Oui. Juste avant qu’il ne coupât le support radio, on entendit : Oui, j’attends, oui.

Ces messages se réduisent certes à peu de chose, mais il s’agit d’un contact direct, « ce qui leur donne une valeur très particulière, irremplaçable ». (1)

2. Le deuxième contact :

Le deuxième contact (au même endroit) se produisit le 28 janvier 2007. Outre François Brune, étaient présents : Yves Linès, Christophe Barbé et un de ses amis : Thierry Barrat (qui filma toute la séance), Claire Horrenberger (organisatrice du congrès de la veille), Jean-Claude Carton (animateur radio) et sa compagne, la soeur, deux nièces et une cousine de François Brune, ainsi qu’une conférencière de la veille et le docteur Jean-Jacques Charbonier.

Voici le texte du message reçu par Christophe Barbé :

« Je vous ai entendus dans vos appels, vos messages, pour une nouvelle rencontre. Je me sens beaucoup plus léger, fluidique. Les apprentissages sont multiples, la connaissance est universelle. Je connais à présent le sens profond de la spiritualité ; ce qui ne m’était pas accessible sur Terre est devenu ma force ici. Effectivement, François, j’ai compris maintenant, je suis alors plus disposé à comprendre ta vie et ta dévotion qui était pour moi, auparavant, l’incompréhension. Bien entendu, je vous ai écoutés hier, mais je vous ai vus aussi, je me suis vu même ! Chacun des photons de ma photo m’a replongé dans ce passé si présent, à Cherbourg, des vacances que je n’oublierai jamais. Ici tout subsiste, même les regrets sur lesquels on nous apprend à travailler. Sur Terre, j’ai beaucoup regretté tant de séparation, d’éloignement, car nous ne savons pas communiquer. Je suis heureux de savoir qu’Armelle puisse se joindre à cette rencontre car rien n’est trop tard, son retour est voulu, apprenez à vivre ensemble, nous avons tous besoin des uns et des autres.

Je vous ai écoutés hier, toi aussi François, j’ai tout entendu, tes recherches sur la médiumnité, la sainteté. Savez-vous que je viendrai aussi vous voir ce soir, dans ce lieu vibratoire intense ?, là aussi sachez que la sainteté et la médiumnité étaient unies. Aubert était canal, il a un jour reçu la grâce de Dieu, qui, de son doigt, a touché le Sylvius, libérant cette connexion. Jacques en a parlé hier. Sur ce rocher élevé, les apparitions de Saint Michel ont été multiples, simultanées même avec l’Italie. Tout cela devait être caché, comme tous ces miracles, tout a été brûlé dans un incendie volontaire. Tout tend à effacer les traces de ce lieu, où les racines celtiques sont les piliers mêmes de cet édifice. On ne retiendra, hélas, que quelques histoires sans intérêt, comme celle d’un boeuf sauvé. Quant aux tortures infligées à certaines époques, l’histoire les omet, on torturait les corps pour élever les âmes ! »

Il ajouta que Jean-Pierre (l’autre Jean-Pierre, le mari de la cousine Armelle) n’était pas présent à son arrivée et qu’il ne l’a vu que récemment.

“Oui, mes filles, merci de tous ces efforts, de votre amour, vous devriez savoir quand je suis là, je me manifeste très facilement par tout ce qui touche la musique et l’électricité. Vous le savez ! Claire l’a compris aussi. Ne doutez pas une seconde, je vous aide, vous guide. Sachez ouvrir vos yeux et écouter votre intuition, c’est ‘mon’ moyen le plus direct pour vous toucher ; apprenez, mes filles, à savoir choisir et refuser ce qui ne vous plaît pas, à dire non, ayez du discernement dans vos actions, les temps sont durs, écoutez votre coeur, vivez pour vous et surtout apprenez à ne pas vous oublier face à l’autre. Je vous conseille d’ici. On a trop souvent tiré profit de vous, à vous de reconnaître ce qui est mieux, à nous dirais-je. Votre émotivité me touche, votre ouverture aussi, nous sommes si proches. Je vais essayer de vous parler, de vous dire combien je vous aime. Je vais devoir y aller, me préparer, merci à tous d’être là. François, tu as écouté mes conseils, tu as su t’éloigner des rapaces, de nouvelles perspectives, très prometteuses, arrivent, tu peux être heureux… Prends soin de toi, un conseil important. Il faut que tu dormes le buste surélevé, ton estomac est… ? Tu le sais, je tiens à ce que tu y veilles, pas d’acidité !

Je me joins à vous tous pour cette COUPE, même s’il n’y en a pas assez pour tous, cela me rappelle ici la dernière fois, non je n’oublie rien, ici tout reste, surtout l’amour. Mes filles, je vous aime.

Dis à Claire… aide… de Delaunay (?).”

* Commentaires :

« Je vous ai entendus… »

Il avait en effet été procédé, comme la première fois, par la pensée et par un petit papier posé sur la table, avec la date retenue pour ce nouveau contact éventuel.

« Je me sens beaucoup plus léger, fluidique », « Les apprentissages sont multiples ». Ceci témoigne d’une évolution et de la découverte d’un monde totalement nouveau.

« Je connais à présent le sens profond de la spiritualité… » François Brune ressent là une évolution très rapide.

« Je vous ai écoutés hier… »

« Jean-Pierre était donc avec nous la veille, lors de cette journée de conférences. Il s’y est vu lui-même puisque l’on a projeté un extrait du premier contact, et il a vu la photo que l’on avait faite de lui, à Cherbourg, lors d’une des vacances qu’il venait passer avec sa femme et ses filles chez notre mère. » (F. Brune)

« J’ai beaucoup regretté tant de séparation, d’éloignement… »

« Oui, comme dans bien des familles, il y avait eu des incompréhensions. Mon frère s’était brouillé avec ma soeur aînée et elle en avait beaucoup souffert. Lui aussi, sans doute.

Armelle est une cousine, issue de cousine germaine. Les circonstances avaient fait que sans brouille aucune nous nous étions perdus de vue. Elle avait cherché à nous retrouver. Ayant vu sur un programme que j’allais venir à Rouen donner une conférence sur les communications avec l’Au-delà, elle était venue me rencontrer. Je me rappelle le mal que nous avions eu à préciser notre lien de parenté. Elle pensait que c’était par ma branche maternelle, ce qui m’avait embrouillé pendant un certain temps, jusqu’à ce que l’évocation de certains noms me mette sur la bonne piste, du côté de mon père. Depuis, le contact n’est pas rompu, bien au contraire. » (F. Brune)

« Tes recherches sur la médiumnité, la sainteté… »

C’était le sujet, la veille, de la conférence de François Brune.

« Je viendrai aussi vous voir ce soir… »

« Il était en effet entendu entre Henry Vignaud, mon ami médium, Claire Horrenberger, l’organisatrice du congrès, et moi-même, que dans l’après-midi nous irions tous les trois jusqu’au mont Saint Michel. Nos chambres étaient retenues sur le continent, mais nous aurions toute la soirée pour parcourir et contempler le site, au moment où, touristes partis, le mont est illuminé et désert. Ce fut effectivement magique ! Mais, dans le groupe, seule ma soeur cadette était au courant de ce projet. Suit alors dans le message de mon frère tout un long paragraphe sur l’histoire connue et surtout cachée de ce mont.

Je me rappelle qu’à la lecture de ce texte, ma plus jeune nièce, Henriette, avait éclaté de rire. Comme nous en étions un peu étonnés, elle expliqua : Ben oui ! Papa était professeur d’histoire-géographie. Il nous fait à nouveau son cours.

Ce cours est d’ailleurs pour moi passionnant. Ainsi, depuis l’Au-delà, mon frère confirme l’histoire de Saint Aubert. C’est l’archange Saint Michel qui aurait réveillé Auber, évêque d’Avranches, pour lui ordonner de faire construire une église sur le rocher. Devant les réticences de l’évêque, Saint Michel lui aurait donné un signe, lui appuyant le pouce sur le crâne et y formant un trou. Je me rappelle que, dans mon enfance, notre père nous avait emmenés à la sacristie de la cathédrale d’Avranches où l’on pouvait voir ce crâne. Ce qui m’avait frappé, c’est que l’os formait sur un côté comme un bourrelet. On avait l’impression que le pouce de l’archange Saint Michel avait exercé une pression, repoussant l’os devant lui, comme s’il était devenu malléable, et formant ce bourrelet, tandis que derrière le pouce se dégageait ce trou.

Mon frère rappelle aussi le lien entre les apparitions de Saint Michel en Normandie et ses apparitions en Italie, un peu plus tôt, à San Michele di Monte Sant’Angelo, dans le Gargano. Il semble au courant de toute l’histoire du mont et en savoir beaucoup plus que tous nos livres. Ceux-ci n’ont en effet retenu que le sauvetage ‘miraculeux’ d’un boeuf prisonnier des sables mouvants. Mais il y a eu bien d’autres miracles, affirme mon frère, et il a sûrement raison. Il parle clairement comme quelqu’un qui ne se livre pas à des conjectures mais qui a vu de quoi il parle. Malheureusement, nos révolutions ont détruit tous ces documents. Je dois encore préciser que mon frère n’avait de son vivant sur Terre aucun intérêt particulier pour les apparitions ou les miracles. » (F. Brune)

« Jacques en a parlé hier… »

Lors de la conférence, le docteur anesthésiste Jean-Jacques Charbonier avait parlé d’une zone particulière du cerveau, le gyrus angulaire, qui se trouve dans la scissure de Sylvius et dont l’excitation provoque des impressions de sortie du corps.

« Jean-Pierre n’était pas présent à mon arrivée… son élévation est réelle… »

« Nous avons essayé plus tard de le contacter par magnétophone, mais sans succès. D’après mon frère, il aurait donc été là pour accueillir notre mère dans l’Au-delà. C’est donc peut-être bien lui qui a veillé aussi à ce que sa femme, Armelle, retrouve le contact avec nous. » (F. Brune)

« Oui, mes filles… »

« Tout ce paragraphe est très important. Il se manifeste facilement par la musique et l’électricité. Effectivement, certains phénomènes paranormaux se sont produits à plusieurs reprises, chez ma soeur de Caen, une fois même en ma présence. Il m’a joué aussi un tour à Lille, lors d’une de mes conférences, en bloquant les appareils de sono et en les débloquant brusquement au début de ma conférence, alors que les techniciens ne touchaient plus à rien, complètement décontenancés. Viennent ensuite de précieux conseils, mais seules les intéressées pouvaient comprendre ce qu’il visait pour chacune d’elles. » (F. Brune)

« Prends soin de toi… »

« Le conseil qu’il me donne est tout-à-fait pertinent. Il s’agit d’un petit problème dont je n’avais jamais parlé à personne, ni en famille, ni avec mes amis. Je garde en général mes problèmes pour moi-même. » (F. Brune)

« Je me joins à vous tous pour cette COUPE… »

« En français, le mot ‘coupe’ ne s’emploie guère que pour le champagne. Or, ma soeur avait bien prévu quelques rafraîchissements et des toasts et petits fours, mais pas de champagne. C’est alors que Jean-Michel Grandsire et sa compagne se sentirent visés. Ils nous avaient apporté deux bouteilles de champagne ! Mais ils n’en avaient encore pas parlé. Evidemment, ma soeur ne disposait pas de treize coupes ! Certains durent se contenter de verres très ordinaires. » (F. Brune)

« Dis à Claire… »

« Ma soeur Marie-Claire, dite souvent Clairette, a bien connu une certaine Delaunay. Elle a essayé de la joindre mais n’a pas très bien vu ce que mon frère attendait d’elle vis-à-vis de cette personne. On s’en souvient peut-être, j’avais eu un peu le même problème à propos de Paolo. » (F. Brune)

* Les messages reçus par magnétophone :

Le questionneur n’était pas toujours le même. Voici les réponses :

Je vous attends.

Il est passé ce matin.

Je viens heureux.

Je vous attendais.

Il les aime. (A propos des deux filles de Jean-Pierre présentes.)

La vie ne compte pas.

Il est à côté.

Ah ! Cela s’arrangera.

On te soutiendra… un bon conseil… (fin de phrase inaudible).

C’est ma vie, ma fille.

On les aime.

J’apprends des choses… t’avais raison, c’est important.

Il y a quelqu’un qui m’apprend à vous aimer. C’est quelqu’un qui me plaît.

On est ensemble et merci, merci, c’est beau.

Après une phrase en allemand (d’une émission radio), Yves Linès pose une question, mais juste entre les derniers mots en allemand et la question posée, Jean-Pierre glisse le prénom de son frère : François.

Oui, elle est très fatiguée. (A propos de Rosette.)

La bouteille. (A la question posée à Jean-Pierre : est-ce que le petit whisky lui manquait toujours ?)

T’aimer.

Merci de votre appel.

Commentaire de François Brune :

« Les premiers messages montrent nettement que mon frère nous attendait et qu’il est heureux de ce nouveau contact.

‘Il est passé ce matin’, ne vient pas de mon frère. Le sens n’est pas pour nous très clair, ce qui arrive souvent. Cette voix veut-elle nous dire qu’avant même que nous nous installions chez ma soeur, mon frère était passé chez elle pour revoir les lieux où se ferait le contact et mieux s’y préparer ?

‘La vie ne compte pas’ est plus difficile à comprendre. Mais manifestement nous n’avons pas la phrase en entier.

‘Ah ! Cela s’arrangera’ est tout-à-fait clair. Sans entrer dans les détails, nous étions tous inquiets en particulier pour l’une des filles de mon frère.

‘On te soutiendra… un bon conseil’ est tout à fait pertinent quand on connaît le contexte.

‘C’est ma vie, ma fille’ et ‘On les aime’ ne nécessitent pas de commentaires. ‘J’apprends des choses… t’avais raison, c’est important’. Lors du premier contact, mon frère avait dit par écriture automatique : ‘j’apprends très vite ici’. Mes amis pensent que la suite s’adresse surtout à moi : ‘t’avais raison, c’est important’. C’est la reprise sur la bande magnétique de ce qu’il venait de dire en écriture automatique sur l’importance de la spiritualité, devenue sa force.

‘Il y a quelqu’un qui m’apprend à vous aimer. C’est quelqu’un qui me plaît.’ Cela aussi, de nombreux trépassés le disent. Lorsque nous arriverons dans l’autre monde, nous serons pris en main par des guides, plus évolués que nous, qui nous apprendront à progresser spirituellement, c’est-à-dire à mieux aimer. Soulignons au passage que la réponse correspond tout-à-fait à la question posée.

‘On est ensemble et merci, merci, c’est beau’. Là aussi, la réponse correspond à la question. Les ‘mercis’ peuvent s’adresser à nous tous qui avons rendu possible ce contact, mais peuvent aussi être un cri de reconnaissance à Dieu qui a permis que tous se retrouvent dans ce nouveau monde.

‘Oui, elle est très fatiguée’. C’était malheureusement exact.

‘La bouteille’. Vous vous rappelez sûrement que lors du premier contact j’avais demandé à mon frère si un petit verre de whisky aurait pu lui rendre le dialogue plus facile et qu’il avait répondu sur un ton amusé : ‘j’accepte le whisky’. L’Au-delà n’est pas triste. Si l’on n’y boit pas vraiment de whisky, l’humour reste de mise.

‘T’aimer’. C’est le message qui résume tous les autres.

‘Merci de votre appel’. Cela confirme que, contrairement à ce que prétendent certains, on ne dérange pas nos trépassés en les contactant, à condition de garder une certaine modération, évidemment. Il faut aussi que chaque fois que nous avons obtenu une telle faveur, nous sachions remercier tous ceux qui sont venus vers nous par ces différents moyens de communication et surtout remercier Dieu. » (2)

3. Le troisième contact :

Il eut lieu le 28 mars 2008, au même endroit et à peu près dans les mêmes conditions. Il n’y avait que Christophe Barbé, Yves Linès étant absent.

La veille de la journée de conférences, il avait senti que le frère de François Brune voulait lui transmettre un message. Ayant pris une feuille de papier, il reçut un message en écriture dictée :

« Il y aurait tant de choses à dire ! Nous ne savons pas par quel sujet commencer. Vous voilà tous réunis ici, dans cette ville marquée par tant d’histoire. Cette ville qui a dû apprendre à se reconstruire. François est toujours très marqué par ces toits, murs, forteresses, l’histoire des Allemands, de tant de souffrances. Son amie Edith aussi fait partie de cette génération, très rare de vos jours, où l’histoire a porté honneur aux batailles sans limites qui ont marqué tout un peuple.

Edith est très sensibilisée aussi par ces sujets, comme elle peut l’être aussi par celui de l’après-vie, de notre monde et du monde de ceux qui ne meurent pas. Mais elle est retenue, comme bridée, celle qui pourrait le plus peut le moins. Dis-lui qu’Hubert (ou Herbert ?) se souvient aussi de l’histoire et qu’il est avec son fils, son fils qui jamais ne l’oublie car elle reste toujours sa douce – comme les musiques qu’elle écoute (opéra). Il se rappelle de l’histoire des montres et cela revient encore sous une autre forme, l’humanité n’avance pas.

François est dans une impasse en ce moment. Dans son âme, il est arrivé à bout. Pour lui, son passage terrestre, dans sa conception, arrive à sa fin et il décide peu à peu de se laisser partir, ayant accompli déjà beaucoup. Mais nous n’avons pas encore l’opportunité d’accomplir ses souhaits, ce qu’il demande maintenant, car il se dit être désormais clair dans ses actes et dires, tout ne peut encore être donné. Il devra faire un suivi, petit, de cet éclaircissement qu’il vient de lancer. Le temps révèlera le tout.

Nous nous inquiétons bien plus pour sa nièce, fragile, qui a besoin de soins particuliers. Le secret de son mal-être ne peut être dévoilé, mais cette jeune femme doit savoir qu’elle ne doit pas rester avec cette image foetale. Elle doit donner la vie (elle méditera). Sa santé est primordiale. Depuis toujours elle se sent retardataire, alors que l’intelligence de son cœur est immense. On lui demande de se relever, son père la prie : ‘Ne te laisse pas aller comme je l’ai fait en fin de vie’ (dit-il). ‘Moi, je savais que je n’avais plus rien devant, toi tu as tout, le meilleur, oui, le meilleur !’

Bien entendu que nous serons présents lors de ces journées, comme à chaque fois. Il faut que vous sachiez que lorsque vous donnez, partagez, cela donne un sens à vos épreuves et, ainsi, d’autres se serviront de vos témoignages pour avancer. Cette histoire qui est la vôtre est aussi celle de vos frères. Martine est très seule en ce moment. XXX est une vainqueuse (sic, XXX… est une des filles de mon amie Edith), elle ne doit pas baisser les bras, sa mère a pourtant été un bon exemple face à tous ces hommes qui la considéraient comme une Pompadour. Fonce, lui dit-on. C’est une champion (sic). »

* Commentaire :

«… dans cette ville marquée par tant d’histoire ».

« Nous sommes effectivement à Caen, ville martyre chargée d’histoire. Dans ce paragraphe, mon frère montre qu’il suit mes promenades chaque fois que je viens dans cette ville. C’est vrai que j’en admire beaucoup les monuments d’une richesse exceptionnelle. L’allusion aux toits, murs et forteresses, se comprend parfaitement si l’on connaît la ville qui comporte en plein centre une énorme forteresse fondée par Guillaume le Conquérant. J’y monte chaque fois pour contempler d’en haut la ville avec tous ses clochers, ses flèches, etc. J’ai déjà dit que c’était un peu le berceau de la famille. J’ajoute que notre grand-mère maternelle et une de nos tantes y sont mortes sous les bombardements. » (F. Brune)

« Edith ».

« Il s’agit d’Edith Cresson, notre ancien premier ministre. Il est vrai que cette amie a été, elle aussi, dans un autre contexte, très marquée par la dernière guerre avec l’Allemagne. Depuis le décès de son mari, elle est très intéressée par les communications sur magnétophone. Tout cela, Christophe Barbé ne pouvait pas le savoir. L’allusion à Hubert ou Herbert ne dit rien à Edith ; l’histoire des montres non plus. » (F. Brune)

« François est dans une impasse ».

« C’est exact. Je venais d’achever ‘Hélas !’ J’avais l’impression d’avoir dit à peu près tout ce que je pouvais dire d’essentiel, et j’espérais pouvoir assez vite me délocaliser vers un monde meilleur. Apparemment, ce n’était pas programmé comme ça dans l’Au-delà. » (F. Brune)

« Nous nous inquiétons bien plus ».

François Brune confirme ce temps d’épreuve que cette nièce a « vaillamment traversé ».

« Lorsque vous donnez, partagez, cela donne un sens à vos épreuves et ainsi d’autres se serviront de vos témoignages pour avancer ».

François Brune note que son frère n’aurait jamais tenu un tel langage sur Terre. Ceci révèle, écrit-il, « l’évolution extraordinaire et rapide » de son frère depuis qu’il est arrivé dans l’Au-delà.

« Cette histoire qui est la vôtre est aussi celle de vos frères ».

« Donc, notre frère sait parfaitement et souhaite vivement que nos contacts soient diffusés. Il est convaincu que cela pourrait en aider d’autres. Le terme ‘vos frères’ correspond à un langage tout-à-fait normal pour un prêtre, un pasteur ou n’importe quel homme d’Eglise. C’est une expression typiquement cléricale. Là encore, l’évolution de mon frère se révèle extraordinaire ! » (F. Brune)

« Martine est très seule en ce moment ».

François Brune ne connaissait pratiquement qu’une Martine. Il a repris contact avec elle. L’information était exacte et il a fait ce qu’il a pu.

* Déroulement du troisième contact :

Christophe Barbé lut ce message avant de tenter un nouveau contact avec le frère de François Brune. Etaient présents : Christophe Barbé et son ami Thierry Barrat (qui filmait), Henry Vignaud, Claire Horrenberger (l’organisatrice du congrès) et une amie à elle, Jean-Michel Grandsire et la compagne de ce dernier, une jeune femme conférencière au congrès, les deux sœurs de François Brune, et bien sûr ce dernier. Soit un total de 11 participants.

« Comme toujours, on procède aux enregistrements en posant des questions à tour de rôle, puis en laissant après chaque question un petit moment de silence, micro tourné vers le poste de radio pour fournir un support et permettre à mon frère, ou à d’autres éventuellement, de formuler leur réponse que l’on n’entend pas sur le moment, mais que l’on ne déchiffrera qu’à la fin de l’enregistrement, en écoutant l’ensemble de la bande.

Donc, en écoutant la bande magnétique, on découvre qu’avant même que Christophe Barbé ait eu le temps de poser sa première question, des voix disaient déjà :

Il est en vie… T’attend… Il va bien. » (F. Brune)

Aux questions posées, les réponses suivantes ont été données :

On est à l’écoute.

Je t’aime plus et je suis là. C’est le monde parfait qui te parle. Je suis bien.

Ne t’en fais pas. Personne n’est responsable… Je m’en souviendrai. Le bonheur.

Tout près de ma mère. Je l’aime bien.

Elle est seule… l’aider avec plaisir. Oh ! je comprends bien… On ne met pas dix ans.

Cela fait du bien. J’avais demandé du whisky.

C’est super ! Christophe, j’ai vu ta maman. Christophe, je te remercie.

T’es gentil.

Je suis vivant.

Je t’aime.

C’est extraordinaire. Je vous dis : à bientôt. On vous remercie, vous tous qui avez rendu ce contact possible.

* Commentaire :

Ne t’en fais pas. Personne n’est responsable… Je m’en souviendrai.

« Mon frère et notre père n’avaient pas du tout la même sensibilité. Ils en ont beaucoup souffert tous les deux. » (F. Brune)

J’avais demandé du whisky.

Lors du premier contact, François Brune avait demandé à son frère si un petit verre de whisky pourrait l’aider pour la conversation. Lors du deuxième contact, Christophe Barbé lui avait posé la même question.

« Cette fois, personne parmi nous n’avait reposé la question. Mais c’est mon frère lui-même qui est revenu sur ce sujet, montrant qu’il se souvenait parfaitement des contacts précédents et qu’il gardait toujours le même humour. » (F. Brune)

4. Le quatrième contact :

Il s’est produit le 28 juin 2009, à Caen, chez la sœur cadette de François Brune. Il y avait Christophe Barbé et son ami Thierry Barrat, Claire Horrenberger, Henry Vignaud et quelques invités.

On passa immédiatement au contact par magnétophone. Voici les réponses des voix aux questions posées par les personnes présentes :

* Il est là. Il veut te parler. Il vient. Il t’aime. C’est Jean-Pierre… trop content. C’est très difficile.

* Elle a compris… On s’aime.

* Oui, c’est encore mieux. Il veut te parler… Il ne peut pas te parler… Rappelle.

* Et moi, et moi, je viens.

* Elle va toujours. Il est en bas du chemin. Elle est là ta sœur.

* La (ou ma) p’tite famille (voix masculine). Ils s’aiment trop (voix féminine).

* Dans l’amour. C’est merveilleux !

* Clairette va tomber.

« Il nous a fallu un petit moment pour réaliser que Jean-Pierre se référait au moment même que nous étions en train de vivre, car, effectivement, ma sœur était allée dans sa cuisine, et en revenant vers nous elle a dû éviter la jambe tendue d’une des invitées. Cette réflexion de mon frère est intéressante car elle prouve qu’il était bien là, avec nous, et qu’il voyait la scène. » (F. Brune)

– Impressionnant. Evidemment. Je pense qu’aussi ça vient.

– On l’a défendue… La lumière remonte dans les étapes. On la défend bien.

– Elle construit… dans ce monde matériel.

– Garde aussi tes amis.

– Ah oui, c’est diplomate de parler. Il fallait le faire. Elle le sait.

– Elles ont une chance. Elles peuvent tout changer.

(Question d’Henry Vignaud, inquiet pour la santé de sa mère.) Aie confiance. Des fois, ça existe le téléphone.

Il reconnut que sa mère se plaignait de ce qu’il ne l’appelait pas assez souvent.

5. Le cinquième contact :

Il a eu lieu le 16 mai 2010, à Montaigut-sur-Save, près de Toulouse, chez Christophe Barbé et Thierry Barrat. Avec François Brune, ils n’étaient que trois.

Réponses aux questions posées :

On est là. Heureux. On est à côté.

Vous êtes charmants.

(A propos des sœurs des frères Brune.) Elles m’appellent… les deux… ça fait du bien.

(L’une des sœurs pense que Jean-Pierre vient souvent la voir. Peut-il le confirmer ?) Je viens la voir souvent. Dis-lui que c’est bien vrai.

(L’autre sœur dit à François Brune qu’elle sentait qu’elle allait bientôt faire le grand voyage et rejoindre Jean-Pierre.) Quelque chose va venir… Elle va venir dans le monde de la lumière.

A la question : peut-il dire quelque chose à Henriette ?, la réponse fut : Elle va mieux, ma fille, qu’avant… Elle nous a fait peur… Oui, on peut dire qu’il y a du mieux… Je suis content, c’est très beau.

A la question : es-tu heureux d’avoir un petit-fils ?, la réponse fut : Dis-lui que je l’aime bien.

A la question : comment s’appelle-t-il ?, la voix répondit : C’est Gabriel.

A la question de savoir s’il savait que Cécile allait jouer « Andromaque », une voix pour Jean-Pierre répondit : Il est content. (3)

6. Contact avec Rémy Chauvin :

41Zw8mtzVcL._SX301_BO1,204,203,200_François Brune a voulu tenter un contact avec son vieil ami Rémy Chauvin, grand spécialiste des abeilles et des fourmis, qui avait été l’ami de Konrad Lorenz et qui s’était aussi intéressé aux phénomènes paranormaux.

Rémy Chauvin avait connu Joseph Banks Rhine (le « père » de l’étude quantitative, avec les cartes Zener, de la perception extrasensorielle). François Brune lui ayant fait connaître la communication avec les défunts par le biais de la TCI, Rémy Chauvin avait fait un essai. Il n’avait cependant pas pu obtenir le contact avec son vieil ami Aimé Michel, comme il l’aurait voulu, mais il avait obtenu quand même une réponse qui l’avait impressionné.

Afin de rencontrer quelques-uns des principaux chercheurs dans ce domaine, Rémy Chauvin et François Brune étaient allés ensemble en Allemagne et au Luxembourg.

Rémy Chauvin avait invité François Brune, pendant plusieurs années, au festival “Science frontières” organisé par Jean-Yves Casgha à Cavaillon, et François Brune lui avait parlé du chronoviseur. A Venise, ils avaient rencontré à ce propos le Père Ernetti, impliqué dans l’étude de cet appareil censé capter le passé.

10853Rémy Chauvin, qui était croyant, déplorait l’effondrement de l’Eglise.

« Je me rappelle une anecdote très révélatrice qu’il m’avait racontée. Il avait été invité à faire une conférence dans un grand séminaire du centre de la France. Le supérieur et un des professeurs étaient venus l’accueillir à la gare avec leur petite deux chevaux. Pendant le trajet qui les conduisait de la gare au grand séminaire, les deux prêtres essayaient de le rassurer, de lui expliquer qu’ils étaient maintenant éclairés. Ils savaient bien qu’il n’y avait jamais eu de miracles, que les apparitions n’étaient que des phénomènes psychologiques… Et il bouillait intérieurement en se disant : ‘Oh, les crétins ! Ils ont gobé tout le rationalisme du XIXe siècle et ils se croient maintenant à la pointe du progrès !’ » (F. Brune)

Rémy Chauvin est notamment l’auteur de : « L’avenir de Dieu », « Complot dans notre Eglise », « Le Diable dans le bénitier ».

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– Le contact :

La tentative d’enregistrement sur magnétophone n’a donné que quelques mots. Christophe Barbé ayant senti que Rémy Chauvin voulait écrire, il reçut effectivement un message pour lequel il avait vraiment entendu la voix de Rémy Chauvin avec son intonation, le texte étant cependant écrit avec l’écriture normale du médium.

Christophe Barbé et l’autre personne présente, prénommée Thierry, ne connaissaient rien de Rémy Chauvin ni de son œuvre, et ils ne savaient pas quand il était décédé. Les questions étaient posées à voix haute.

A la question : M. Chauvin, êtes-vous là ? Pouvez-vous communiquer avec nous ?, une voix répondit : Oui, bien sûr, il t’attend.

A la question de savoir s’il était dans un monde merveilleux, un monde de beauté, la réponse en écriture a été celle-ci :

« Tout cela est bien plus impressionnant, gigantal, plus merveilleux. Cinq mois ici valent cinquante vies sur Terre.

Mes enfants sont ma raison de vivre, j’ai juste un regret, que mon laboratoire ne soit pas la suite de mes idées.

Sache que je garde en moi toutes nos conversations théologiques, nos discussions sur la dimension de l’être. Sur Terre, tant de sujets me passionnaient, de l’infini, du plus petit, des insectes au plus grand, à Dieu. Ici tout est uni.

Je suis parti épuisé, si âgé, presque centenaire, je n’avais qu’une hâte, celle d’être soulagé, tu me comprendras.

Je continue encore à être un scientifique iconoclaste ici, mais nous sommes majoritaires, c’est un délice. Je suis de près les travaux de Grasset (?). Tu sais combien il m’a instruit. Les travaux sur les plus petits sur Terre ont été très instructifs car, d’où j’évolue, les Terriens restent de petits êtres, des sujets sur la biologie, d’ici tout est vaste et l’humain si petit. Dieu existe, il est en chacun de nous, et je compte bien le démontrer. Il est tout, pour tout, en tout.

Le meilleur t’attend. Je n’oublie personne, ni mes cinq enfants. Je serai là… je continue sur la bande. »

Voici les principaux commentaires de François Brune :

Gigantal :

« Mes amis ont très vite consulté Internet et découvert que ce mot n’était pas une pure fantaisie de Rémy, créant un néologisme sous le coup de l’émotion. Le mot existe déjà chez Rabelais, auteur très apprécié de Rémy, et désigne ce qui est encore plus grand, plus extraordinaire que tout. » (F. Brune)

Cinq mois ici :

« Effectivement, Rémy étant passé dans l’Au-delà le 8 décembre 2009, ce contact du 16 mai 2010 avait donc bien lieu cinq mois après son décès. Mes amis ne le savaient pas et je n’avais pas moi-même fait le calcul. » (F. Brune)

Mes enfants :

« Je lui avais parlé de ses deux enfants, ceux que je connaissais, issus de son second mariage. Je savais qu’il en avait d’autres de sa première union, mais sa première femme était décédée depuis longtemps et je ne savais pas combien d’enfants elle lui avait donnés. Plus tard, ici même, il me corrige heureusement en insistant sur ses cinq enfants. » (F. Brune)

Je suis parti épuisé :

« Oui, Rémy est parti à 96 ans ! Les dernières années ont été certainement très pénibles pour lui et son entourage, avec de nombreux séjours à l’hôpital, des pertes de mémoire… Aucune des petites misères du grand âge ne lui a été épargnée… Sa femme Bernadette l’a accompagné dans cette longue épreuve avec un dévouement sans faille ! » (F. Brune)

Un scientifique iconoclaste :

« Rémy était en effet très mal vu par la plupart de ses confrères en science.

On ne lui pardonnait pas son intérêt pour les phénomènes paranormaux. Cela était indigne d’un vrai scientifique et déconsidérait la science. Je subodore que beaucoup ne lui pardonnaient pas non plus sa foi chrétienne affichée. En d’autres pays, tout cela n’aurait fait aucun problème, mais en France la laïcité veille. La France est certainement le pays le plus athée et agnostique de la planète. Il n’est pas pour autant plus avancé que d’autres dans les différentes disciplines scientifiques. D’où la joie de Rémy de constater que dans le nouveau monde qui est désormais le sien, il fait partie du courant majoritaire. » (F. Brune)

Je suis de près les travaux de Grasset :

« Christophe avait d’abord écrit ce nom propre comme celui de l’éditeur. J’avoue que je ne voyais pas non plus personnellement de qui il s’agissait. Mais, là encore, Internet nous mit sur la bonne piste. Il y a aussi un Grassé, grand biologiste, auteur d’une encyclopédie de zoologie en 17 volumes, en cours de réédition. L’accord entre Rémy Chauvin et Grassé portait surtout sur l’interprétation de l’évolution. Je connaissais les opinions de Rémy sur le sujet. Il ne remettait pas en question l’existence de l’évolution, mais, pour lui, la théorie de la sélection naturelle par l’environnement, développée par Darwin, ne pouvait pas être l’unique, ni même la principale explication de l’évolution. Rémy m’avait probablement parlé de ce Grassé : tu sais combien il m’a instruit. Mais je dois avouer, à ma grande honte, que je n’en avais aucun souvenir. » (F. Brune)

‘Je continue sur la bande’ « manifeste le désir de Rémy d’essayer à nouveau une communication plus directe, mais malheureusement sans succès ! ».

« Nous étions tout de même comblés par ce long et merveilleux message. » (F. Brune) (4)

Alain Moreau

Références :

1. François Brune, « Mes contacts avec l’Au-delà », in « Parasciences », n° 79, automne 2010, p. 15-22.

2. François Brune, « Parasciences », n° 80, hiver 2010/2011, p. 10-15.

3. François Brune, « Parasciences », n° 81, printemps 2011, p. 8-13.

4. François Brune, « Parasciences », n° 82, été 2011, p. 8-10.

Lectures complémentaires (même rubrique « Au-delà et médiumnité ») :

« La transcommunication instrumentale » (1) La TCI audio

« La transcommunication instrumentale » (2) TCI par téléphone, TCI vidéo, TCI par ordinateur

« La transcommunication instrumentale » (3) Informations complémentaires et hypothèses

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